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Surimpression et défonce éviter le filet blanc et les objets qui disparaissent

Défonce, surimpression, grossi : comprendre comment deux objets superposés s’impriment, éviter le logo blanc qui disparaît et vérifier son fichier avant le BAT.

Couverture Foldline : un texte de couleur superposé à un fond, avec un filet blanc de défonce mis en évidence.

Un logo blanc qui disparaît à l’impression, un liseré clair autour d’un texte de couleur, un noir qui laisse deviner un objet caché dessous : ces défauts ne viennent pas toujours du graphisme. Ils viennent souvent d’un réglage invisible dans l’affichage normal du logiciel : la manière dont deux objets superposés se combinent sur les plaques.

Ce guide explique la défonce, la surimpression et le grossi pour un fichier destiné à l’offset ou au numérique. Les réglages précis dépendent de l’imprimeur, de son flux de prépresse et du support : l’objectif est de savoir quoi vérifier et quoi lui demander.

L’essentiel en 30 secondes

  • Par défaut, un objet placé au premier plan défonce : l’encre du fond est retirée sous sa forme.
  • En surimpression, l’objet s’imprime par-dessus le fond et ses encres se mélangent à celles du dessous.
  • Un objet blanc ne doit jamais être en surimpression : il disparaît.
  • Le petit texte en noir 100 % K est souvent mis en surimpression pour éviter un filet blanc ; confirmez la règle avec l’imprimeur.
  • Contrôlez le fichier avec l’aperçu de la surimpression et des séparations, pas avec l’affichage normal.

Défonce, surimpression, grossi : trois réglages différents

Prenons un texte bleu posé sur un fond jaune. En défonce, le jaune est retiré sous le texte : le bleu s’imprime sur le papier nu. Si les passages de couleur se décalent très légèrement, un filet de papier blanc apparaît au bord des lettres. En surimpression, le jaune reste sous le texte : le bleu se mélange au jaune et le texte devient vert.

Quatre vignettes : défonce avec filet blanc, surimpression qui change la couleur, blanc en surimpression invisible, noir 100 % K en surimpression lisible.
Un fond, un texte, quatre résultats — Le même texte posé sur un fond jaune, selon son réglage. Décalage volontairement exagéré.
Lire le schéma en texte

Défonce : le fond est retiré sous le texte ; un léger décalage laisse un filet blanc. Surimpression d’une couleur : le texte se mélange au fond, le bleu devient vert. Blanc en surimpression : l’objet disparaît de toutes les plaques, à proscrire. Noir 100 % K en surimpression : le noir couvre le fond, c’est une pratique courante pour le texte, à confirmer avec l’imprimeur.

Le grossi, ou trapping, est un compromis : une très fine zone de recouvrement est ajoutée au bord des objets pour masquer un léger défaut de repérage. Il est généralement géré par le flux de prépresse de l’imprimeur, selon son procédé. N’ajoutez pas de contours manuels pour l’imiter sans le lui demander.

Réglage Ce qui se passe Risque principal
Défonce L’objet du dessus retire le fond sous sa forme Filet blanc si le repérage varie
Surimpression L’objet s’imprime par-dessus le fond Couleur modifiée ; objet invisible s’il est blanc
Grossi Léger recouvrement entre deux couleurs voisines Contour visible s’il est mal dosé ou appliqué deux fois

Les cas où la surimpression aide

Le noir 100 % K utilisé pour du texte courant ou des filets fins couvre la plupart des fonds. Le mettre en surimpression évite de défoncer chaque lettre dans le fond, et donc le risque de liseré. Beaucoup de flux de prépresse appliquent ce réglage automatiquement au noir pur ; demandez si c’est le cas chez votre imprimeur avant de le modifier vous-même.

Les couches techniques suivent souvent la même logique. Un tracé de découpe, une zone de vernis sélectif ou une forme de dorure sont généralement préparés dans un ton direct dédié et réglés en surimpression, pour ne pas trouer le visuel en dessous. Le gabarit du fabricant et ses consignes restent la référence, comme pour les finitions de type dorure ou vernis sélectif.

Une surimpression volontaire peut enfin servir un effet graphique, par exemple deux tons directs qui se mélangent. Signalez-le clairement à l’imprimeur et demandez une épreuve : l’écran ne montre pas toujours le rendu sur le papier.

Les cas où elle détruit le fichier

Le cas du blanc est le plus fréquent. Un objet blanc peut hériter d’un attribut de surimpression par erreur, après un copier-coller depuis un autre document ou une conversion de fichier. À l’écran, il reste visible ; sur les plaques, il n’existe plus, car le blanc du papier n’est pas une encre.

Tableau : texte noir 100 % K souvent en surimpression, couches techniques en surimpression, blanc jamais, couleur claire sur fond foncé non, grand aplat de noir riche au cas par cas.
Qui peut passer par-dessus ? — Repères courants à confirmer avec l’imprimeur, selon son flux et le support.
Lire le schéma en texte

Texte et filets en noir 100 % K : souvent en surimpression, à confirmer. Couches techniques comme découpe, vernis ou dorure : en surimpression sur un calque dédié. Objet blanc : jamais en surimpression. Couleur claire sur fond foncé : non, elle se mélange au fond. Grand aplat de noir riche ou image : non par défaut, au cas par cas. Effet volontaire entre deux tons directs : seulement après épreuve.

  • Un logo ou un texte blanc en surimpression disparaît.
  • Une couleur claire en surimpression sur un fond foncé se mélange au fond et devient peu lisible.
  • Un noir riche, une image ou un grand aplat en surimpression additionnent leurs encres à celles du fond et chargent l’encrage.
  • Un texte de couleur de marque change de teinte s’il se mélange au fond.

Sur un support coloré, transparent ou métallisé, une véritable encre blanche peut exister. Elle est alors traitée comme un ton direct ou une couche technique, selon les consignes de l’imprimeur. C’est un sujet distinct de l’objet blanc posé sur un papier blanc.

Le noir : un cas à part

Un grand aplat imprimé seulement en noir K peut paraître grisâtre et, s’il est en surimpression, laisser deviner les objets placés dessous. Pour les grandes surfaces, l’imprimeur peut recommander un noir riche, composé du noir et d’autres encres. Sa composition dépend du procédé, du papier et de la limite d’encrage : demandez la recette plutôt que d’en copier une d’un autre projet. Le guide noir 100 % K, noir riche et surimpression détaille ces choix.

Le petit texte, lui, reste préférable en noir pur : composé de plusieurs encres, il devient flou au moindre décalage. C’est l’une des raisons pour lesquelles le noir 100 % K en surimpression est une pratique courante pour le texte, comme l’explique notre guide sur le petit texte et les traits fins.

Comment vérifier son fichier

  1. Activez l’aperçu de la surimpression dans votre logiciel de mise en page ou dans votre lecteur PDF professionnel.
  2. Ouvrez l’aperçu des séparations et masquez chaque plaque l’une après l’autre : un objet absent d’une plaque où il devrait se trouver est suspect.
  3. Sélectionnez les objets blancs et vérifiez leurs attributs de surimpression.
  4. Repérez les textes de couleur posés sur des fonds de couleur et décidez s’ils doivent défoncer.
  5. Exportez le PDF avec le standard demandé, puis refaites le contrôle sur le PDF lui-même, pas seulement sur le document source.

Le vérificateur Fichier prêt à imprimer contrôle plusieurs points techniques d’un PDF avant l’envoi. Il ne remplace pas la lecture des séparations ni le BAT relu avec méthode.

S’exercer · fichiers d’exercice

Deux PDF à corriger. Un objet blanc en surimpression et un vernis en défonce se cachent dans nos deux PDF d’exercice. Les trouverez-vous dans l’aperçu de la sortie ?

Télécharger les fichiers d’exercice →

Exemple pédagogique : une étiquette avec un logo blanc

Une marque fictive prépare une étiquette sur fond vert foncé. Le logo est blanc, le texte réglementaire en noir et une zone de vernis sélectif souligne le nom du produit.

Dans le fichier reçu, le logo blanc a hérité d’un attribut de surimpression. L’aperçu des séparations le révèle : le logo n’apparaît sur aucune plaque. Le graphiste retire l’attribut et le logo défonce de nouveau le fond.

Le texte noir reste en surimpression, conformément à la consigne de l’imprimeur. La zone de vernis est placée sur un calque séparé, dans un ton direct nommé selon le fabricant et réglé en surimpression. Le BAT mentionne ces trois décisions, pour qu’aucune ne soit « corrigée » par erreur à la version suivante.

Questions fréquentes

Faut-il mettre tout le noir en surimpression ?

Non. Le texte et les filets en noir 100 % K le sont souvent. Un grand aplat noir, une image ou un noir riche se traitent au cas par cas avec l’imprimeur.

Pourquoi mon objet blanc est-il visible à l’écran mais absent du BAT ?

Il est très probablement en surimpression. Vérifiez-le dans l’aperçu de la surimpression ou des séparations, puis retirez l’attribut.

Dois-je créer moi-même le grossi ?

Rarement. Il dépend du procédé et il est en général appliqué par le flux de l’imprimeur. Demandez-lui avant d’ajouter des contours manuels.

L’impression numérique est-elle concernée ?

Oui. Le repérage y est différent, mais un objet blanc en surimpression reste invisible et le mélange des encres reste visible.

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